Arthez de Béarn doit à sa situation privilégiée à la fois son rôle dans l'histoire du Béarn, son expansion récente due à la proximité du centre industriel de Lacq, mais aussi son charme de petit centre rural qu'il a su conserver.
Chef-lieu d'un canton regroupant 21 communes et 10000 habitants, Arthez occupe un site aéré sur une crête de collines, face aux Pyrénées, dominant la plaine du Luy de Béarn au nord et la vallée du Gave de Pau au sud.
Avec cinq hameaux situés au pied de la colline (Arracq et Gagnés au sud, N'Haux et Puyet au nord et Caubin au sud-est), Arthez est un bourg très étendu (28 km2) qui a joué de tout temps un rôle important dans ce secteur convoité et n'a hérité de sa particule « de Béarn » que le 1er juillet 1950.
L'occupation du site d'Arthez et de sa région est fort ancienne, comme en témoigne la présence de nombreux sites de l'époque proto-historique, réaménagés en « castéras » à l'époque gallo-romaine et couronnés de mottes féodales dès le début du Moyen-âge. De par sa situation, Arthez fut inclus dans le système défensif mis en place par Gaston Fébus et chargé de défendre le Béarn au nord, face aux régions voisines du Tursan, de la Chalosse et de l'Armagnac.

AUTOUR D’ARTHEZ DE BEARN

LA CHAPELLE CAUBIN  Monument historique du XII Siecle 2km
Morlanne  Eglise et château du XIV siécle 12km
Orthez  La tour Moncade du XIII siecle, le pont vieux, la saligue aux oiseaux 12km
Pau  Le château d’Henri IV 30km
Navarrenx  Les remparts 30km
Lourdes  Le Sanctuaire 70km
Lestelles BETTARAM  Les grottes 50km
ARTOUSTE  Le petit train touristique à 2000M 100km
LACQ  Complexe petrochimique 12km
LA MONTAGNE  LES COLS 70km
La mer  100 km par autoroute 1 heure
A cette époque, le village d'Arthez, juché sur une crête défensive, constituait une véritable citadelle. La rue centrale, la Carrère, était fermée aux deux extrémités par des ponts tendus de chaînes, la porte de Donis et la Porte des Augustins. Au centre du bourg se trouvait le château avec ses deux tours carrées, dont une seule subsiste et sert de clocher à l'église actuelle. La chapelle et le couvent des Augustins étaient situés dans la partie ouest : l'emplacement est occupé aujourd'hui par la Maison de Retraite Le Temple.
Les cagots, à l'égard desquels s'exerçait une violente discrimination, étaient relégués au quartier Bourdalat, où se trouve encore la fontaine qui leur était réservée : "La Houn deus cagots".
L'histoire d'Arthez est inséparable de celle de Caubin : cette Commanderie de l'Ordre de Malte (Xlle s.), la plus importante du Béarn, connut son essor durant tout le Moyen-âge. Elle accueillait les pèlerins en route vers St-Jacques de Compostelle. Il ne subsiste aujourd'hui que la chapelle, classée Monument Historique, et qui, depuis sa restauration, sert de pôle d'animation musicale.
La Chapelle de Caubin a la particularité de posséder, dans la nef de la cnapelle, un enfeu (niche) gothique abritant un magnifique gisant du XIV°siècle en armure de pierre, en grés dur du pays, au-dessus du tombeau du baron Guilhem Arnaud d'Andoins, mort en 1301. Cet enfeu est surmonté d'un arc, au centre duquel se détache l'écusson des barons d'Andoins, devenu celui de la commune.
En 1385, Arthez était déjà un bourg important, puisqu'on y dénombrait 255 feux (soit environ 1 275 habitants) : c'était la 5e cité du Béarn. En 1881, on comptait encore 1409 habitants, puis adele déclin s'amorça avec 881 habitants en 1954.
C'est alors que l'avènement du bassin industriel de Lacq permit un nouveau développement qui se poursuit toujours (1634 habitants actuellement). La cité s'est petit à petit transformée avec la création de nombreux équipements scolaires, sociaux, sportifs et résidentiels. Aujourd'hui, Arthez est au cœur d'une Communauté de Communes du nord du canton et entend jouer un rôle actif dans les futures structures administratives de Pays.
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